L’alimentation du footballeur

Avant le match

Le dernier repas avant match devra être terminé 2 à 3 heures avant le match. Ce délai permet de terminer la digestion et d’éviter d’être gêné par une lourdeur d’estomac ou autres désagréments. De plus, la digestion représente un effort supplémentaire dont l’organisme se passerait bien en compétition.

Ce repas devra être léger :

Il convient d’éviter les aliments difficiles à digérer, principalement les matières grasses, et éventuellement les aliments qui ballonnent (certains légumes riches en fibres, sodas, légumes secs). Un repas trop copieux sera exclu pour les mêmes raisons.
A l’exception de ces aliments gras, tous les autres sont autorisés lors du repas d’avant match, à condition que l’assiette soit modérée.
Assurer une bonne hydratation sera une particularité du footballeur, car les règles du jeu ne lui permettent pas forcément de s’hydrater tout au long du match.

Pendant la mi-temps

Après 45 minutes de jeu, la priorité sera une fois de plus l’hydratation et l’apport énergétique !

L’apport énergétique par un glucide rapide favorisera la récupération de la première mi-temps, et anticipera sur la dépense à venir dans la suite du match. Selon les goûts et habitudes de chacun, on peut conseiller soit une alimentation solide par des barres céréalières, pain d’épice, fruits ou fruits secs, gâteaux secs non gras… soit liquide, par des boissons énergétiques, jus de fruits dilués…
Se méfier des boissons énergétiques commercialisées dont la composition en glucide est constamment excédentaire. Leur consommation est souvent non justifiée.

Après le match

Une collation d’après match est fortement recommandée, composée d’un apport hydrique et sucré.

La réhydratation devra être de préférence une eau alcaline, riche en bicarbonates et minéraux, de façon à neutraliser certains déchets acides de l’effort, et permettre de compenser les oligoéléments perdus.
Cette hydratation sera couplée à un apport sucré tel que des fruits secs. Un fruit frais en récupération immédiate apportera de la vitamine C, l’un des anti-oxydants les plus puissants pour favoriser l’élimination des déchets de l’effort.
Les sucres lents (pâtes, riz, pommes de terre) tiennent une part primordiale pour reconstituer les réserves énergétiques. S’y ajoute une ration protéinée (viande, poisson) pour favoriser la régénération et cicatrisation musculaire.

Les blessures

Le football ne se pratique pas sans efforts musculaires et sans quelques blessures. Les accidents de football sont directement liés aux mouvements et aux actions sur le terrain. Ils concernent surtout les jambes. La plupart de ces blessures sont légères et les dommages graves sont moins courants.

Courbatures et contractures

Les courbatures et les contractures sont des douleurs assez banales dues à la fatigue, à la reprise d’entraînement ou à la fin de match lorsque le joueur est fatiguéEnsuite, viennent des blessures plus graves selon les circonstances de leur survenue.

L’entorse

L’entorse de la cheville est la plus courante, elle se produit le plus souvent sur l’extérieur de la cheville. Sur un terrain, la torsion se produit, par exemple, lorsque le pied subit un mauvais appui ou lors d’une mauvaise réception. L’entorse peut être bénigne ou grave lorsque la blessure lèse plusieurs ligaments.

La crampe

Ce n’est pas une blessure au sens propre du terme. Elle survient brutalement et se localise sur un muscle. Elle correspond à un épuisement musculaire et disparaît très vite avec du repos, une bonne hydratation, un massage très doux, des étirements…

Du claquage à la déchirure

Le claquage est une blessure classique: le joueur s’arrête en pleine course et s’écroule la main posée derrière la cuisse. Cet accident est plus grave lorsque le sportif subit une déchirure du muscle, le stade avancé du claquage. Cette blessure a pour effet d’arrêter le joueur dans son effort car la douleur ressentie est violente et brutale. La déchirure peut imposer un repos forcé de quatre à six semaines pour que le joueur ne s’expose pas à une déchirure complète du muscle.

L’élongation

Les lésions du muscle de type élongation ne sont pas graves mais restent handicapantes. Il s’agit de micro-déchirures au sein des fibres musculaires. Pendant l’effort, le sportif peut ressentir une tension, voire une douleur plus ou moins vive. Cela a pour effet de le limiter dans ses mouvements. Une élongation ne peut pas causer de grosses complications mais nécessite un arrêt de 4 à 10 jours.

La contusion, à l’origine d’hématomes

Pour qu’une contusion se produise, il faut qu’il y ait un choc direct au niveau du muscle. Il s’agit d’une lésion sans rupture de la peau ni fissure des tissus qui se caractérise par une décoloration au départ puis un enflement.

Un bon diagnostic pour un traitement adapté

Consultez dans les meilleurs délais un médecin spécialiste pour tous ces types de blessures afin de bénéficier d’une prise en charge adaptée. Votre médecin traitant peut vous aider dans cette démarche. Il faut d’abord que la gravité de vos blessures soit bien diagnostiquée. Plusieurs solutions sont alors proposées: une simple attelle amovible dans le cas de l’entorse ou une immobilisation de plusieurs semaines par exemple. Ensuite, une bonne rééducation doit être entreprise.